Petit historique

Au vu de l’ancienneté de l’édifice, ses origines restent incertaines, aucun document ne permettant aujourd’hui de connaître précisément ce qu’était l’église primitive. Néanmoins il semblerait que la partie inférieure du clocher-porche remonte au XIIe siècle. Au cours du XVe siècle, Saint-J399px-StJeanBaptiste-clocher-Valenceean connut différentes phases de travaux, son état général étant alors dégradé. Le clocher était à cette époque pourvu d’un jacquemart.
Durant le XVe siècle et ses guerres de religion, Saint-Jean souffrit comme tout autre lieu de culte valentinois ; dans la nuit de la Toussaint de 1567, des protestants armés pénètrent dans la ville et incendient la cathédrale Saint-Apollinaire, réservant au passage le même sort à Saint-Jean-Baptiste. Début XVIIe siècle, des travaux s’efforceront de relever l’église, la nef restant alors dépourvue de bas-côté.
En 1720 sous décision de l’évêque de Valence, Mgr Jean de Catelan, l’église Saint-Jean est reconstruite. A la même occasion les inhumations qui y étaient pratiquées furent interdites ; l’important cimetière alors situé contre le chevet fut déplacé à l’est, près du Faubourg Saint-Jacques, en 1776 (le dit cimetière daté d’avant 1284). Seule subsiste aujourd’hui la tombe de l’évêque de Bethléem, Christophe d’Authier de Sisgau, fondateur du premier séminaire de Valence en 1639.
En 1785 un incendie ravage le sommet du clocher. Le jacquemart sera remplacé par un campanile en fer forgé2.
A la révolution, en 1790, au sortir de l’office, le comte de Voisins est assassiné par la population excédée de la présence croissante de troupes militaires. Cet évènement eu pour effet de transformer Saint-Jean en son édifice et en ses fonctions. Avec les troubles de 1793, les célébrations du culte prennent fin. Saint-Jean deviendra tout d’abord un lieu de réunion des assemblées primaires, puis un entrepôt de matériel militaire ainsi qu’une geôle pour les prisonniers de guerre.
Le 24 mars 1801, un arrêté permet à Saint-Jean la réouverture au culte, qui devient par la même occasion une annexe de la cathédrale Saint-Apollinaire. Dans cette optique, le corps de l’église est sujet à un programme de reconstruction entre 1840 et 1849, d’après les dessins du diocésain H. Epailly (le chantier se fait cependant au ralenti, comme l’indique un rapport auprès du conseil municipal, datant du 18 juin 1844. Les travaux ne seront rendus que le 9 novembre 18495). La reconstruction fut plus coûteuse que prévu, cela est notamment dû aux fondations qui durent être plus profondes que précédemment ; en effet; la présence de pierres mêlées d’ossements humains ne permettait pas de supporter la nef telle qu’auparavant.
Le corps de l’édifice est marqué de rappels à l’architecture de Saint-Apollinaire ; « celui-ci comporte des arcatures en plein cintre, des ouvertures en colonnettes et chapiteaux, des frises d’arcatures aveugles sous le passe de toit, des cordons de denticules, etc ».

Durant la Seconde Guerre mondiale, le 15 août 1944 le bombardement souffle les vitraux de l’église ; dès 1945 les maîtres verriers ThomasAtelier 1 et BalaynAtelier 2 recréent les vitraux du chœur et des bas-côtés. En 1966 l’intérieur de l’édifice fut refait ; le chœur a été ré-agencé suite à la réforme liturgique prononcée lors du concile Vatican II. Le mobilier liturgique sera créé par l’architecte J. Hartman. On peut encore voir aujourd’hui certaines de ses créations, comme les chandeliers, la croix et les statues de la Vierge Marie et de Saint-Joseph.
Récemment, en 2005, 2006, dans le cadre de la Convention patrimoine de Valence, l’église connut une nouvelle phase de restauration. Tout d’abord les façades du corps furent ravalées et enduites avec un badigeon teinté. En second lieu vint le tour des façades du clocher, qui furent nettoyées, et qui virent leur joints repris. Avec cette restauration des façades, on peut compter la réouverture de la baie originelle du portail sud, ainsi que la pose d’un vitrage, permettant d’admirer de l’extérieur les chapiteaux du clocher, sans pour autant les exposer à la détérioration.

Source: Wikipédia